Une toile qui s’éteint, une barquette qui s’ouvre. Le Ciné Barquette tient dans cette idée simple : on regarde un film ensemble, puis on partage le repas. L’association La Bobine Péï installe le concept au cinéma L’Alambic, à Trois-Bassins, et Wopé Production y a projeté deux de ses courts-métrages. La première de cette séance a été annoncée sur le compte Instagram officiel de la boîte le 24 septembre 2026.
Voir la vidéo sur YouTube : Première du Ciné Barquette à L’Alambic
Le Ciné Barquette, un film puis une barquette partagée
Le Ciné Barquette n’est pas une projection comme les autres. On s’installe, on découvre un film, et quand le générique défile, personne ne file vers la sortie. La salle devient une table. Chacun ouvre sa barquette, on partage, on parle de ce qu’on vient de voir. La Bobine Péï, l’association qui porte le format, mise sur ce moment d’après, celui où le film continue dans les conversations. Le principe complet est présenté sur le site de La Bobine Péï.
L’Alambic accueille la séance à Trois-Bassins, sur la côte ouest de l’île, loin des grandes salles de Saint-Denis. C’est justement l’intérêt du rendez-vous : aller chercher les spectateurs là où ils vivent, dans un cinéma de proximité, avec un moment qui tient autant du repas que de la projection.
Ce que Wopé a projeté au Ciné Barquette
Deux courts-métrages de Wopé Production étaient au programme de cette séance du Ciné Barquette.
Sentier Paradis d’abord. Ce court-métrage de 2021 est réalisé par Lauren Ransan et coproduit par Wopé et Canal+. Il a décroché 8 prix internationaux. Un parcours rare pour un court réunionnais, et une bonne raison de le remettre devant un public de l’île.
Au fond du trou ensuite. Le film est sorti en 2024 et il est consacré aux Enfants de la Creuse. Il compte Gustave Kervern au générique. Sa fiche est en ligne sur notre page dédiée, avec le détail du projet et de l’équipe.
Deux registres, deux époques, une même envie : raconter des histoires qui tiennent debout. Le journal de Wopé revient régulièrement sur les coulisses de ces tournages.
Pourquoi ces séances comptent pour le cinéma local
À La Réunion, voir un film réunionnais sur grand écran reste un moment rare. Les salles sont peu nombreuses, les sorties se croisent, et beaucoup de productions locales circulent surtout en festival. Une séance comme le Ciné Barquette change la donne : elle met un film de l’île devant un public de l’île, dans une salle de proximité, sans cérémonie.
Le format a un autre mérite. Il rapproche le cinéma d’un geste du quotidien, celui de manger ensemble. On ne vient pas seulement pour la culture, on vient passer un bon moment. C’est souvent ainsi que le public se constitue, séance après séance, par le bouche à oreille plus que par une campagne d’affichage.
Pour une boîte de production, projeter ses films dans ce cadre a du sens. Un court-métrage vit d’abord par ses projections. Chaque séance lui donne une nouvelle vie, un nouveau public, et parfois une discussion qui nourrit le film suivant. Wopé Production, fondée en 2019 à Saint-Denis par Lauren Ransan et Abel Vaccaro, s’inscrit dans cette logique : faire circuler les films, y compris loin des circuits habituels.
Le Ciné Barquette ne remplace pas les festivals ni les salles. Il ajoute un maillon. Un maillon simple, à hauteur de public, qui laisse de la place à la rencontre après la projection.
Une séance, un film, une barquette : le Ciné Barquette rappelle que le cinéma est d’abord une affaire de partage. Si vous organisez une projection, une rencontre ou un festival et que vous cherchez des films réunionnais à montrer, écrivez-nous depuis notre page contact. On regarde ce qu’on peut construire ensemble.