Le cinéma burlesque : des Frères Lumière à Somingazé

Le burlesque, c’est d’abord les Frères Lumière. 1895, L’Arroseur Arrosé — le premier homme qui se fait mouiller par un tuyau. Le socle. L’origine.

Ensuite vint le muet américain : Buster Keaton, Harold Lloyd, Charlie Chaplin. Des types qui se prenaient des portes dans la figure, qui tombaient de façades, qui rigolaient sans dire un mot. L’art du gag physique.

Puis le parlant. Et là, le burlesque change de registre. On rit moins avec le corps, plus avec les mots. L’irruption du langage dans le chaos.

Le burlesque à la réunionnaise

Somingazé, pour nous, c’est l’endroit où tout se croise. Le volcan, le cari, les békés, le créole qui part dans tous les sens. Un décor et une langue.

Quand on a tourné Somin Gazé à La Réunion, le burlesque local était déjà là — dans les situations, dans les dialogues, dans la façon que les gens ont de regarder passer les événements.

Pas besoin d’importer le genre. Il était déjà dans le terrain.

Voir nos fictions — dont Somin Gazé — pour retrouver ce burlesque réunionnais en action.

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